Deux maisons unifamiliales jumelées densifient la rue des Écores dans le quartier Villeray à Montréal.
Ce triple lot était habité depuis une soixantaine d’années par une résidence unifamiliale détachée, son garage et un vaste stationnement. En faisant l’acquisition du terrain, le promoteur le divise en trois lots distincts accueillant chacun une résidence unifamiliale.
La première phase du développement est constituée de deux maisons jumelles bordées d’une ruelle au Nord. Implantées dans l’alignement dominant de la rue, les façades offrent une volumétrie sobre constituée d’une masse de brique d’argile foncée dont les entrées en retrait sont soulignées par un parement de cèdre naturel clair. L’horizontalité du volume de maçonnerie est marquée d’une frise dont les briques en saillie oblique forment une texture semblable à des écailles. À l’arrière, le thème se poursuit avec une composition inversée : le soubassement en brique porte à l’étage un volume léger de cèdre formé d’une série de sections verticales en dents de scie.
À l’intérieur, le garage articule un jeu de demi-niveaux au-dessus duquel un bureau habillé de frêne embouveté s’ouvre sur un salon double hauteur. L’ensemble est lié par un escalier dont le garde-corps de contreplaqué peint blanc forme le limon central sur lequel s’appuient des marches en frêne massif ajourées. Le parcours se termine sur une cuisine généreusement ouverte sur le jardin baignée de la lumière du sud.
Une descente de garage asphaltée se transforme en un jardin-cour ouvert sur sa ruelle.
Comme bien d’autres fonds de lots attenants à une ruelle asphaltée à Montréal, la cour arrière de ce duplex était une longue aire de stationnement bordée de pelouse. La présentation du projet à la Maison de l’architecture du Québec dans le cadre de l’exposition « réinventer la ruelle » fut le point de départ de cet audacieux projet de réaménagement extérieur.
Trois niveaux de terrasse ont remplacé la longue contre-pente du terrain: un plain-pied lié au garage-atelier, un patio bas bordé de plate-bandes et une aire de stationnement servant également d’aire de jeux au niveau de la ruelle. Les terrasses sont pavées d’un dallage de béton gris pâle. Autour, jardin comestible et potager verdissent l’ensemble: cerisier, pommier, vignes à raisin, kiwi de Sibérie, genévrier, framboisiers, mûriers, bleuetiers, camerisiers, hémérocalles, asperges et roquettes sauvage offrant un savoureux paysage à toute la famille! De grands balcons de cèdre jouxtent les cuisines de chaque étage prolongeant l’ambiance du jardin dans chaque appartement. Des banquettes intégrées maximisent l’espace disponible en plus d’offrir une certaine intimité aux résidents.
La structure tubulaire en acier galvanisé des escaliers et des balcons rappelle la matérialité des clôtures de maille de chaîne qui bordent la plupart des terrains de cette ruelle. En plus d’offrir un support aux vignes et mûriers, cette modeste clôture s’ouvre sur son voisinage. De la même manière, un grand banc fait face à la ruelle. Servant également à tracer les limites du terrain, ce mobilier de quartier sert autant aux voisins qu’à la famille. Ô clôture, ouvres ton jardin, dévoile ton terrain!
Transformer un duplex de Rosemont en maison unifamiliale.
Au rez-de-chaussée de leur duplex, cette famille se sent à l’étroit dans leurs deux chambres sombres et leur cuisine exigüe. En prenant possession de l’étage, le premier niveau est transformé en grand séjour regroupé autour d’un puits d’escalier ouvert sur trois niveaux. Avec son limon à crémaillère en acier, ses marches en merisier massif et son garde-corps d’aluminium et de verre, l’escalier est baigné de la lumière zénithale du nouveau lanterneau qui le surplombe. Un mobilier intégré sépare chaque pièce : secrétaire dans l’entrée, bahut à rayonnage dans le salon et armoires suspendues dans la cuisine. Emballées de lattes de merisier étroites, les limites extérieures de la cuisine forment un volume invitant partiellement ouvert latéralement. Une grande fenêtre fixe projette les regards de la salle-à-manger vers un jardin suspendu couvrant la descente au sous-sol. Le calme règne dans cette résidence de Rosemont. Exit les dentelures!
Un spectaculaire ilôt en cerisier est découpé numériquement dans une cuisine d’un triplex d’Ahuntsic.
Pour mieux dépouiller la fenêtre du comptoir, les armoires hautes et le frigo sont regroupés côté salle de bain. Une tablette avec éclairage DEL encastré accentue l’horizontalité de la composition et souligne l’allège de la fenêtre. Coincée entre la descente de sous-sol oblique et le mur de la cour, un petit plan de travail et ses étagères en bois meublent une alcôve trapézoïdale. Au centre de la composition, l’îlot paramétrique en cerisier massif trône. En forme d’arachide, le plan de travail permet d’installer confortablement les quatre membres de la famille. La forme organique de son pied a été générée par un algorithme mathématique et rappelle le pédicule, tige du champignon.
Une piscine creusée rafraîchit la cour arrière d’une famille de Notre-Dame-de-Grâce à Montréal
Fermée d’un côté par un garage et de l’autre par la façade arrière de cette résidence du début du XXe siècle, cette cour arrière offrait à peine 1000 pieds carrés pour implanter une nouvelle piscine creusée.
En imaginant le plan d’eau comme un petit lac en ville, les architectes lui ont tracé une géométrie douce et arrondie qui se prolonge jusqu’au garage pour y creuser un abri semi-circulaire. Pour minimiser leur impact visuel tout en contrôlant les accès à la piscine, des clôtures en acier découpé numériquement sont encastrées partiellement dans le sol d’un côté et intégrées au perron de l’autre. À une extrémité des berges, la pente douce du béton naturel forme une petite plage tandis qu’en périphérie, les rives étroites bordées de pierre de rivière permettent à la végétation abondante de se rapprocher au maximum de l’eau. À quai! Notre petite famille de Notre-Dame-de-Grâce vous invite à plonger dans sa cour!
Sur le plateau Mont-Royal, transformer un duplex victorien de trois étages en maison unifamiliale.
En ouvrant le cœur de cet immeuble du 19e siècle sur trois étages et un lanterneau, une nouvelle lumière est apparue. Décloisonné, le rez-de-chaussée de 805 pieds carrés parait plus grand et profite mieux de sa généreuse ouverture sur le jardin. Côté rue, la façade d’origine est restaurée pour mettre en valeur son appareillage de pierre grise surmonté d’un toit mansardé. Côté cour, des ouvertures franches et généreuses découpent les murs de brique d’argile clairs. À l’intérieur, les murs mitoyens sont dégarnis trahissant l’âge de cet ancien plex. Un escalier de merisier massif aux contremarches ajourées découpe la maçonnerie colorée. Son plancher et ses garde-corps composés de pièces de merisier découpées en fuseau soulignent la verticalité de l’ensemble et filtrent une douce lumière formant une multitude de jours.
Une résidence unifamiliale du Mile-End s’agrandit en mezzanine ouverte sur un toit terrasse.
En ajoutant un grand bureau ouvert au troisième étage de leur résidence, le souhait de cette jeune famille était de profiter de deux vues spectaculaires : le Mont-Royal à l’Ouest et l’église Saint-Michael au Nord. Occupant le fond de la pièce, le premier bureau est orienté vers l’église tandis que le second forme le garde-corps du puits de l’escalier qui s’ouvre de plain-pied sur une terrasse et sa vue sur la montagne. Côté cour, une grande bibliothèque ferme le volume bordée d’une fenêtre en « L » laissant entrer la lumière en sa périphérie tout en limitant les regards intrusifs.
Réaménager le troisième étage d’une résidence unifamiliale du Plateau Mont-Royal.
Sur une hauteur de plus de cinq pieds, deux charpentes de toit distinctes et d’épaisses couches de goudrons/gravier formaient la toiture de cet ancien duplex construit en 1880. En remplaçant cette ancienne structure par des fermes ajourées et isolées, une impressionnante hauteur sous plafond de plus de treize pieds a été libérée. L’étage s’organise de part et d’autre d’un meuble de bois récupéré fait d’une série de tablettes serpentant autour d’un cube de service blanc. Coupée en deux volumes par une bande de verre, cette boite accueille une douche en mosaïque de marbre, son lavabo et deux penderies. L’escalier et son mur de brique d’origines sont bordés de part et d’autre de volumes de gypse et leurs greniers contenant du rangement pour la chambre et pour l’atelier d’artiste. Juliette est aux combles!
Un apartement du Vieux-Montréal est complètement remis à neuf.
En prenant possession de cet appartement du Vieux-Montréal, le client souhaitait réaliser une série de petites interventions intérieures : remplacement des portes, installation d’un banc d’entrée, de lits et bureaux encastrés et construction d’étagère et penderies intégrées. L’ensemble devait être sobre et classique. Les meubles dessinés spécialement pour le projet sont formés d’épais panneaux de bois en chêne teint blanc. Ils cintrent tantôt une fenêtre, tantôt une porte mettant à profit avec élégance l’espace restreint disponible. Les détails sont réduits à leur plus simple expression : moulures en retrait, champs massifs droits.
Un rez-de-chaussée de duplex dans Rosemont s’agrandit de l’intérieur.
Une petite chambre au centre du logement a été sacrifiée pour agrandir la cuisine exiguë de ce logement de moins de mil pieds carrés de rez-de-chaussée. En concentrant les équipements sur le mur central, l’architecte a libéré un îlot long et étroit trônant au centre de ce nouveau séjour. Bordé d’un mur d’armoire cintrant deux grandes fenêtres, un comptoir de bois se retourne pour former deux postes de travail conviviaux. Depuis le cœur du logement, on profite maintenant d’une perspective saisissante à travers cette blanche cuisine, véritable longue vue sur la cour.