Categorie du projet : Unifamiliale

Phytothérapie

L’architecture et les plantes redonnent vie à un duplex exigu de Villeray 

Assis sur un lot étroit et peu profond, ce duplex des années 40 abritait deux logements sombres. Son ancienne véranda sans fondation à l’arrière limitait l’apport de lumière naturelle. Afin d’augmenter la superficie du logement, de profiter d’une plus grande intimité et d’une meilleure luminosité, ses propriétaires souhaitent excaver le sous-sol, annexer l’étage et agrandir en mezzanine. 

En aménageant la cuisine au centre de l’aire de vie et face à l’escalier, deux espaces lumineux sont libérés : le salon côté cour et la salle à manger côté rue. Cet aménagement atypique permet de profiter de la belle luminosité de la façade sur rue en plus de mettre en valeur l’interface cuisine et son aire ouverte. La palette intemporelle constituée d’acier thermolaqué blanc, de bois de merisier naturel et de dalles d’ardoise met en valeur l’omniprésence des plantes vertes et maximise la luminosité. Tablettes suspendues, grandes bibliothèques intégrées et autres mobiliers artisans offrent autant d’occasions aux jardiniers domestiques de déposer leurs belles plantes. 

L’escalier en contreplaqué de merisier ajouré avec sa grande jardinière assortie lie les trois niveaux, éclairé par la douce lumière zénithale des façades vitrées du bureau en mezzanine. L’étage comporte deux grandes chambres et une salle de bain partagée. Au sous-sol, un laboratoire avec vue en contre plongée sur le jardin permet de mener de petites expérimentations. Véritable thérapie par les plantes et la lumière, cette transformation majeure permet à une jeune famille de continuer à habiter son quartier sans compromis. C’est le bonheur dans cette verdure luxuriante!

Grand Bercail

Une maison familiale s’ajoute à la collection des Terrasses de Cap-à-l’Aigle dans Charlevoix

Avec sa grande galerie ouverte sur le Fleuve et sa majestueuse toiture de tôle, le Grand Bercail frôle l’intemporalité. Maison québécoise des temps nouveaux, elle réconforte autant qu’elle étonne. Implantée pour profiter de gains solaires en hiver et multiplier les vues en toute saison, elle utilise ses grands débords de toit pour réduire la surchauffe lors des canicules. La délicatesse de son implantation entre les arbres et sa palette inspirée des tonalités boréales donnent l’impression qu’elle a toujours existé. 

Conçue pour héberger plusieurs familles, l’espace est organisé autour d’un cœur festif formant une double hauteur ouverte sur le séjour et le paysage. Au fond, la cuisine offre une vue d’ensemble en plus des commodités d’usage. Le salon se blottit entre un chaleureux mur de brique d’argile côté chambres et une cloison de bois vitrée côté salle à manger. À l’écart pour mieux fêter, les convives attablés jouissent de la double vue sur la Malbaie à droite et sur le Fleuve devant. La promenade débouche en enfilade sur la véranda, la galerie et le spa, puis sur la profondeur bleue de l’horizon.

Les chambres regroupées en deux grappes parents/enfants se trouvent dans une aile séparée près de l’entrée. Desservie par un somptueux escalier de sapin Douglas flanqué d’une main courante de bois sculptée, la mezzanine a été imaginée comme un repaire de plus où s’amuser. Il donne accès à une chambre-bureau cachée dans les combles qui permet de se retirer hors du temps. Le rez-de-jardin offre un paradis pour les plus jeunes avec son petit dortoir et son aire de jeux ouverte sur le boisé.

Autant pour les techniques de construction que pour la qualité de ses finitions, la maison a profité du savoir-faire d’artisans locaux passionnés. Les ouvrages en bois, omniprésents à l’extérieur comme à l’intérieur, procurent une chaleur toute naturelle et authentique à l’ensemble. Malgré sa construction récente, la maison donne l’impression d’avoir toujours fait partie de ce magnifique coin de pays. Bon séjour au Grand Bercail de Charlevoix !

 

Entracte

On dirait que le temps s’arrête au coeur de cette résidence du Plateau Mont-Royal 

Coincée entre trois murs de gypse blanc, la cuisine était étroite et un peu sombre malgré ses belles grandes portes coulissantes noires s’ouvrant sur la cour intérieure. À la fin des années 90, l’ancien propriétaire de cette maison unifamiliale, un architecte dénommé Corbeil, n’avait pas réussi à se rendre au bout de ses ambitions. Presque 30 ans plus tard, le nouveau propriétaire, passionné d’architecture, souhaitait achever l’œuvre en ouvrant la cuisine sur le séjour et en corrigeant une série d’incongruités à l’étage. 

Pour mettre en valeur la splendeur de la cour, les architectes ont proposé de déplacer la salle d’eau près du garage dont une partie a été réaménagée en vestiaire. Flanquée d’un bar d’un bleu profond et d’une banquette-étagère en frêne, l’aire ouverte accueille en enfilade la cuisine et la salle à manger. Dans l’entrée, la penderie-banc en frêne assorti offre un beau rangement facilement accessible. La mosaïque et la pierre à l’étage ajoutent une touche de couleur à la composition d’ensemble. Le temps s’arrête. Profitez-en ! C’est l’entracte !

Ofuro Laurier

Voyage au Japon dans un loft de l’avenue Laurier

En manque de voyage et découragés par la pandémie, ce couple audiophiles rêvait de grandes rénovations et de… voyage au Japon ! Leur loft de l’avenue Laurier qui abritait anciennement un club privé avait été étrangement aménagé par une designer dans les années 90 avec une énorme chambre sans fenêtre au centre, un grand salon à l’avant, une minuscule cuisine à l’arrière et peu de rangement. Fascinés par les auberges traditionnelles japonaises ryokan, le couple souhaitait infuser un peu de la culture nippone dans leur quotidien.

La table était mise pour des travaux de transformation majeurs ! L’ajout d’un grand puits de lumière angulé au centre du loft permet d’y aménager une cuisine lumineuse et spacieuse. Son long comptoir s’adosse à un mur complètement dépouillé dans lequel est encastré la hotte. Logée à l’arrière, la chambre est plus calme en plus d’offrir une vue sur le jardin. La réutilisation de moulures et de portes en acajou nous rappelle l’illustre passé de cet ancien club privé. La récupération du mobilier en érable des années 90 maximise le rangement en plus de donner un effet de hauteur en entrant dans le logement. Le salon, généreusement ouvert sur la rue Laurier, offre une ambiance tamisée en mode musique haute fidélité. La visite culmine dans la salle de bain où trône la spectaculaire baignoire en bois japonaise, le ofuro, mis en valeur par l’enduit tadelakt et le plafond en lattes de bois d’asnaro. Comme on est bien chez soi !

Dessein de famille

Une jeune famille de Rosemont met en œuvre son plan de transformation de son duplex en unifamiliale 

Avec ses besoins grandissants, cette famille de Rosemont brûlait d’envie de concrétiser son rêve : habiter l’étage de son duplex. En pleine pandémie et avec l’inflation galopante, comment réaliser ces grands travaux sans se ruiner ? En confiant son projet aux architectes L. McComber, elle décide de planifier étape par étape cette grande aventure à commencer par les plans.

Le rez-de-chaussée est partiellement repensé pour créer une circulation intérieure fluide entre les deux étages. L’escalier existant est conservé. Il se ferme maintenant avec une grande porte coulissante à double position ; la première limite le bruit entre l’aire de vie du rez-de-chaussée et le bureau ouvert à l’étage et la seconde, entre cette même aire de vie et la salle familiale au sous-sol. L’entrée accueillante et lumineuse est structurée par un rangement dissimulé dans un banc de bois qui trace la limite de la zone sans chaussures. La cuisine est agrandie en place en décloisonnant le mur de la salle-à-manger. Une grande bibliothèque offre des percées de lumière entre le salon de la salle à manger. Le deuxième étage réorganisé présente trois chambres et un bureau ouvert sur l’escalier. Une deuxième salle de bain en suite est ajoutée pour desservir la chambre principale. La façade sur rue est conservée et celle dans la ruelle restaurée avec son balcon au garde-corps en acier galvanisé. Ce projet démontre qu’une approche créative de l’architecture peut optimiser à la fois les ressources et l’espace disponible pour une famille en ville dont les besoins sont en constante évolution.

Shoe Up !

La préfabrication en modules à la rescousse d’un shoebox patrimonial de Rosemont 

Comment agrandir une maison patrimoniale shoebox classée niveau 3 avec un budget et des délais limités ? Pour la première fois à notre connaissance à Montréal, les architectes misent sur la construction modulaire pour ajouter un étage à une maison centenaire. Grâce à cette technique, les chambres et leur salle de bain sont fabriquées en usine, puis expédiées et assemblées au chantier. Formant la pleine largeur du lot, chacun des trois modules à ossature bois est installé par grue, minimisant la durée des perturbations pour les voisins. 

Pour mettre en valeur le shoebox, l’étage forme un retrait d’un mètre par rapport à la façade d’origine. Le revêtement extérieur en bois s’harmonise aux couleurs de la maçonnerie du secteur. Alignées à la géométrie du couronnement et aux anciennes fenêtres à guillotines, les nouvelles ouvertures sont protégées de la surchauffe d’été par des surplombs formant de grands cadres. Au rez-de-chaussée, les travaux dans l’aire de vie sont réduits à l’essentiel, soit la rénovation de la cuisine et l’ajout d’un escalier. À l’étage, les chambres des parents sont reliées par une penderie dissimulée derrière la salle de bain, offrant la plus intime des circulations. Grâce à cette transformation, ce shoebox typique du quartier Rosemont a su conserver son cachet ancien tout en s’offrant une nouvelle identité, élégante et fonctionnelle, répondant aux besoins d’une famille moderne.

Al Partma

Un rez-de-chaussée de la Petite-Patrie se transforme en un havre de paix aux allures méditerranéennes

Les propriétaires de ce triplex de deux étages construit dans les années 1920 avaient fait faire un agrandissement mal conçu et mal construit. Échaudés par cette expérience pénible et contraints d’apporter de multiples correctifs à la structure du volume, ces derniers ont saisi l’occasion pour repenser complètement le logement à leur image.

Façon méditerranéenne, le séjour s’ouvre généreusement sur une grande terrasse de plain-pied baignée d’une douce lumière filtrée par une pergola de cèdre. En couvrant l’agrandissement existant d’un enduit blanc chaud et lumineux, les architectes en profitent pour améliorer l’isolation et l’étanchéité des murs extérieurs. L’optimisation des espaces permet à chaque enfant d’avoir sa propre chambre à l’avant en plus d’ajouter beaucoup de rangement au centre et de disposer l’aire de vie autour de la cour avec sa cuisine, sa salle à manger et son coin lecture. 

Avec son îlot de bois convivial au centre, sa banquette-lecture nichée en coin et ses bibliothèques encastrées toutes en rondeurs, le lieu est maintenant chaleureux et bienveillant. Découvrez Al Partma, l’appartement à la douce ambiance arabisante qui célèbre les origines méditerranéennes de cette famille pourtant bien montréalaise !

Northcliffe 911

Rescapage d’une résidence unifamiliale semi-détachée dans Notre-Dame-de-Grâce

Cette belle maison plus que centenaire souffrait de graves problèmes de fondations depuis de nombreuses années. L’état de la structure du bâtiment nécessitait une reprise complète en sous-oeuvre et un dégarnissage intérieur intégral. Devant l’envergure de la démolition, comment préserver l’âme de cette maison construite en 1917 ? 

Les principales composantes d’origine en façade sont restaurées : solarium de bois surplombant le porche d’entrée réparé, motifs en brique d’argile rouge rejointoyés, ferblanterie repeinte et vitraux réinstallés. À l’arrière, une grande terrasse en cèdre forme un arc de cercle suivant la servitude carrossable. À l’intérieur, la nouvelle cuisine blanche contraste avec le noir de l’escalier en acier brut. En plus d’améliorer l’acoustique, le motif en épi de la brique du puits d’escalier accroche la lumière zénithale. Toutes les autres finitions intérieures reprennent la palette ancienne en chêne rouge teint et en plâtre blanc. L’opération sauvetage est un succès : la maison Northcliffe est belle et bien rescapée !

Maison solaire Schoolcraft

Une résidence de campagne modeste mais hyper-performante est construite à flanc de colline dans les Cantons-de-l’Est

Peut-on construire en pleine nature une maison d’architecte performante avec un budget raisonnable ? C’est le souhait qu’avait exprimé une jeune famille en achetant leur terrain en 2019. Avec la pandémie, le projet s’est accéléré. Le défi était lancé : profiter de la vue sur les montagnes Vertes à l’ouest, maximiser les gains thermiques l’hiver au sud, réduire le déboisement sur le terrain, minimiser l’empreinte du bâtiment dans le paysage, le tout avec la plus grande économie de moyens et… le plus rapidement possible ! 

Compact et dépouillé, le volume intérieur est implanté près du chemin et orienté en direction de la vue à l’ouest. Une longue remise prolonge la toiture au-dessus de l’entrée, protégeant ses habitants des regards indiscrets et leur automobile des intempéries. Depuis le chemin, la maison est très discrète. Quand on y entre, notre regard est plongé dans le sous-bois d’un côté et sur l’horizon de l’autre. Les grands frênes et les érables matures au sud protègent le vitrage de la surchauffe d’été. La chambre principale de plain pied jouit d’une vue imprenable sur le soleil couchant tandis que les trois chambres compactes du rez-de-jardin tirent avantage du terrain en pente. La préfabrication des murs de bois très étanches a permis de construire rapidement une maison presque passive avec une maigre consommation de 114 kWh/m²/an. Malgré l’inflation post-pandémie, le défi est relevé !  Bienvenue dans la sympathique maison solaire Schoolcraft !

70’s Dream

Restauration d’une luxueuse résidence unifamiliale construite en 1976

De l’escalier extérieur en pierre Saint-Marc au confin des chambres et leurs vastes penderies, de la grande cuisine donnant sur le jardin aux spectaculaires escaliers intérieurs en spirale, les éléments distinctifs de cette demeure ont été restaurés afin de préserver sa personnalité accueillante. L’utilisation de matériaux classiques comme le bois, le travertin et le laiton adoucit la composition et rappelle les origines de la maison construite à l’époque des jeux olympiques. Dans la cour, la terrasse en bois défraîchie est transformée pour y insérer une piscine à flanc de jardin. Un habile jeu de niveaux permet d’intégrer les clôtures de sécurité en lattes de cèdre et crée un petit salon extérieur doublé d’un patio pour les repas en plein-air. De part et d’autre de la cour et adossées au mur de pierres naturelles, de généreuses plates-bandes et un jardin à l’anglaise habillent ce qui est devenu un havre de paix dans la montagne. C’est le rêve!